mardi, 29 mai 2007

COUP DE COEUR MUSICAL (2) : SCORPIONS

Toujours considéré comme une des plus grande formation de hard rock du monde, les spectateurs sont au rendez-vous. Plus impressionnant encore la jeunesse actuelle semble s'intéresser à SCORPIONS.

En 1984 sortait l'album qui a fait connaître ce groupe au grand public : Love at First Sting. Il contient bien sûr des titres plutôt hard comme "Rock You Like a Hurricane" un des morceaux de hard rock les plus connus des années 1980, mais il dévoile également  "Still Loving You", ballade emblématique de plus de 6 minutes, "responsable du plus grand baby boom depuis la seconde guerre mondiale" dira Matthias Jabs. "Still Loving You" connaît un immense succès, notamment en France où le single se vend à plus de 1,7 millions d'exemplaire. Autre heure de gloire avec la célèbre chanson "Wind of Change" écrite en l'honneur des changements politiques dans le monde (chute du bloc communiste et réunification de l'Allemagne), qui en 1991 atteint des sommets dans les charts et devient l'un des symboles de la chute du mur de Berlin.

"Wind of Change"

"Still Loving You"

"Still Loving You" avec Vanessa Mae

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lundi, 28 mai 2007

PALEOPATHOLOGIE (1)

L'étude des maladies anciennes définit la Paléopathologie (du grec palaios "ancien", pathos "passion, manie, maladie" et logos "mot, explication, étude théorique). Ce terme fut créé en 1914 par un lyonnais Marc A. Ruffer lors d'études anatomo-pathologiques qu'il fit sur des momies égyptiennes. R.L. Moodie, en 1923, devait en élargir le champ d'étude englobant "not only the diseases on the mummified animals and human remains of Egypt, but those of prehistoric man and fossil vertebrates as well".

Les paléopathologistes se forment soit dans le cadre d'un enseignement médical d'anatomie pathologique ou de médecine légale, soit dans celui d'un enseignement de biologie spécialisée (paléoanthropologie). Comme ce fut le cas pour l'Egyptologie, la Paléopathologie a été créée par des chercheurs isolés qui ont développé méthodes et techniques et constitué progressivement une nouvelle branche scientifique.

Passant progressivement de l'étude de cas isolés particulièrement spectaculaires à l'investigation paléopathologique de masse, c'est à présent d'une analyse statistique des affections dont souffraient les populations dont il s'agit.

Cette étude se réalise par le biais des deux composantes de la paléopathologie :

  • l'ostéoarchéologie (étude paléodémographique et statistique de grandes séries d'ossements (les squelettes pouvant être considérés comme des archives biologiques témoignant du passé démographique, social et économique des populations anciennes)
  • la paléopathologie organique (autopsie et études pluridisciplinaires des momies)

 

dimanche, 27 mai 2007

COUP DE COEUR POETIQUE (1) : EMILE VERHAEREN

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UN MATIN

 

Dès le matin, par mes grand'routes coutumières

Qui traversent champs et vergers,

Je suis parti clair et léger,

Le corps enveloppé de vent et de lumière.

 

Je vais, je ne sais où. Je vais, je suis heureux ;

C'est fête et joie en ma poitrine :

Que m'importent droits et doctrines,

Le caillou sonne et luit, sous mes talons poudreux.

 

Je marche avec l'orgueil d'aimer l'air et la terre

Et d'être immense et d'être fou

Et de mêler le monde et tout

A cet enivrement de vie élémentaire.

 

Oh les pas des voyageurs et clairs des anciens dieux !

Je m'enfouis dans l'herbe sombre

Où les chênes versent leurs ombres

Et je baise les fleurs sur leurs bouches de feu.

 

Les bras fluides et doux des rivières m'accueillent ;

Je me repose et je repars

Avec mon guide : le hasard,

Par des sentiers sous bois dont je mâche les feuilles.

 

Il me semble jusqu'à ce jour n'avoir vécu

Que pour mourir et non pour vivre :

Oh quels tombeaux creusent les livres

Et que de fronts armés y descendent vaincus !

 

Dites, est-il vrai qu'hier il existât des choses

Et que des yeux quotidiens

Aient regardé, avant les miens,

Les vignes s'empourprer et s'exalter les roses ?

 

Pour la première fois, je vois les vents vermeils

Briller dans la mer des branchages,

Mon âme humaine n'a point d'âge ;

Tout est jeune, tout est nouveau, sous le soleil.

 

J'aime mes bras, mes mains, mes épaules, mon torse

Et mes cheveux amples et blonds

Et je voudrais, par mes poumons,

Boire l'espace entier pour en gonfler ma force.

 

Oh ces marches à travers bois, plaines, fossés,

Où l'être chante et pleure et crie

Et se dépense avec furie

Et s'enivre de soi ainsi qu'un insensé !

 

 Les Forces tumultueuses