lundi, 04 juin 2007
RITA HAYWORTH : Atomique Gilda
Danseuse comme ses parents, partenaire sur scène avec son père dès l'âge de 12 ans, auquel elle doit son origine espagnole, Margarita Carmen Cansino, née en 1918 à New York, entame une carrière cinématographique à la Fox en 1934. Insensible aux charmes de cette brune latine, Darryl Zanuck la fait renvoyer, pour le plus grand bonheur de Harry Cohn, le patron de la Columbia qui lui fait signer un contrat. Devenue rousse, ce qui participera à sa gloire et rebaptisée Rita Hayworth (nom de sa mère), elle percera bientôt dans Seuls les anges ont des ailes de Howard Hawks, Un dimanche après-midi de Raoul Walsh et Arènes sanglantes de Rouben Mamoulian, aux côtés de Tyrone Power. Puis elle dansera remarquablement avec Fred Astaire et Gene Kelly. Elle deviendra l'idole des GI, devenant le sex symbol le plus explosif du siècle (son image ornera la bombe atomique lançée sur l'atoll de Bikini). Elle entrera dans la légende avec Gilda de Charles Vidor, point culminant de sa popularité, s'imposant par ce rôle comme la vedette sensuelle par exellence des années 40 ("la déesse de l'amour"), notamment dans la scène où elle retire ses longs gants, fuselée dans une robe de satin noir et susurrant un enivrant "Put the Blame on Mame, boys", que l'on pourrait traduire par "C'est la faute de ma mère, les gars". En 1943 elle épousera le surdoué Orson Welles, mariage qui fera long feu, n'empéchant pas ce génie de confier à son ex-épouse, en 1948, l'un de ses plus beaux rôles dans La Dame de Shangaï, blonde aux cheveux courts et maléfique à souhait. Puis vient une nouvelle déception sentimentale avec le prince Ali Khan. Au chapitre des succès n'émergeront plus guère que Salomé et La Belle du Pacifique. Elle s'éclipsera progressivement, bientôt atteinte par la maladie d'Alzheimer. Mais sa crinière étincelante et ses jambes interminables n'en finiront jamais de hanter la légende du Septième Art.
21:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 juin 2007
RELIGION EGYPTIENNE (1)
Si l'Egypte ancienne exerce toujours un tel pouvoir de fascination elle le doit surtout à sa religion : ses dieux et ses rites funéraires dont le détail n'a pas fini d'alimenter nos rêves.
Avant tout, un des traits caractéristiques de la religion égyptienne est son aspect "local", hérité de la préhistoire. Il y a autant de dieux principaux que de provinces, appelées nomes. Il y a donc 42 dieux principaux accompagnés de leur épouse ou de leur époux et d'un dieu enfant, soit 126 divinités au moins pour l'ensemble, auxquelles il faut ajouter les dieux et déesses adorés dans les sanctuaires autres que celui de la capitale du nome.
Ce polythéisme de base se doit bien entendu d'être corrigé : un même dieu peut être adoré dans plusieurs nomes, mais alors avec une appellation et parfois un aspect différents ; ou encore les luttes ayant précédé l'unification de l'Egypte peuvent avoir eu pour conséquence que le dieux d'un nome vainqueur s'impose comme divinité principale du nome vaincu.
16:50 Publié dans Egyptologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 02 juin 2007
COUP DE COEUR MUSICAL (3) : QUEEN
Premier single en 1973, sans grand succès. Mais avec un nom pareil, un son de guitare aussi reconnaissable et un chanteur aussi charismatique, ce n'est qu'une question de temps. Dès le troisième album le triomphe est au rendez-vous. Le groupe s'enferme ensuite en studio. Il n'en ressort que six mois plus tard avec l'hallucinant "A Night At The Opera". Malgré sa construction complètement abracadabrante et sa longueur (plus de sept minutes) le 45 tours Bohemian Rhapsody va rester classé neuf semaines en première place des hit-parades britanniques. Mercury, fan d'opéra, s'y donne à coeur joie. Incapable d'en reproduire la complexité sur scène (Scaramouche ! Scaramouche !) le groupe se contente de jouer l'intro puis il passe le disque et ne remonte sur scène que pour la dernière partie de la chanson. La force de Queen résidait dans les talents de compositeurs de ses quatre membres. Le groupe remplira les stades et avec We are the champions et We Will Rock You, deux redoutables machines de guerre, ils passeront à la postérité.
12:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note







