samedi, 26 mai 2007

LA MOMIFICATION : REVE D'ETERNITE

Chez les anciens Égyptiens (et d'autres peuples), le souci que le corps puisse continuer à vivre dans la tombe et que les principes immatériels de sa personnalité puissent trouver en lui un support permanent a donné naissance à la momification.

Pratiquée dès 2700 avant J.-C., réservée d'abord au roi et à ses proches, elle s'étendra à toute la population, restant à l'honneur jusqu'au Ve siècle de notre ère.

L'historien grec Herodote a décrit avec une grande précision le procédé de momification tel qu'on le pratiquait à son époque (Ve siècle avant J.-C.). Il précise d'ailleurs qu'il existait plusieurs modes d'embaumement selon la dépense engagée.

Les rites de la momification sont à la fois matériels et magiques.

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Anubis préparant la momie
  • UN RITE MATERIEL

Le processus de momification durait 70 jours pour des raisons religieuses (en rapport avec l'étoile Sirius).

Des prêtres spécialisés enlevaient les viscères les plus soumis à la putréfaction post-mortem : le cerveau par voie narinaire (trans-sphénoïdale) ; les poumons, le foie, l'estomac et les intestins par une incision abdominale latérale gauche à l'aide d'un couteau de pierre. Les reins étaient laissés en place ; le coeur également jusqu'au début du Nouvel Empire. A partir de cette époque celui-ci fut également retiré.

La cavité thoraco-abdominale est ensuite rituellement nettoyée et purifiée. On recouvrait alors le corps de natron solide pendant quarante jours (dessiccation artificielle). Puis il était lavé. Les cavités étaient alors remplis de résine et de tissu contenant des aromates. Les viscères lavés au vin de palme étaient placés dans quatre vases, les canopes dont les couvercles représentent une tête de singe , de chien et de faucon, un seul restant anthropomorphe : ce sont les quatre enfants d'Horus. Ces vases étaient enfermés dans un coffre et placés près du cercueil.

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Canopes

Le corps, oint d'huile parfumée et frotté de myrrhe était alors enveloppé dans des bandelettes de lin imprégnées de gomme.

  • UN RITE MAGIQUE

La protection magique du corps était avant tout assurée par la récitation de formules religieuses. De plus étaient enfermées dans le réseau de bandelettes, en des points bien définis par le "Rituel de l'embaumement", des amulettes constituant avec les bijoux une véritable armure de protection magique.

jeudi, 24 mai 2007

LE FILM NOIR

Difficile de définir le "film noir". La meilleure définition, il me semble, est la suivante. C'est un film que l'on pourrait comparer à une sorte de tableau noir où l'Amérique aurait inscrit ses maux pour s'en soulager. Car il constitue un style cinématographique entièrement américain, mettant en scène la violence, la mort ou les obsessions sexuelles. Les personnages aux prises avec un mal être existentiel, sont le plus souvent des privés fauchés, des vamps fatales et cyniques ou des truands sans envergure.

Il est d'ailleurs intéressant d'apprendre que le terme de "film noir" n'est d'abord utilisé qu'en France, inconnu des américains jusqu'à la fin des années soixante.  Cette dénomination finira par traverser l'Atlantique, adoptée par les critiques américains.

La période faste du film noir se situe entre 1940 et 1960.

Citons quelques maîtres : Alfred Hitchcock, Fritz Lang, Raoul Walsh, Orson Welles, Samuel Fuller, John Huston, entre autres.

Enumérons quelques chefs-d'oeuvre : "Le grand sommeil", "Quand la ville dort", "La Dame de Shanghaï", "Règlement de compte", "Laura", "En marge de l'enquête", "Gilda", "Mark Dixon Detective", "Les Passagers de la pluie".

Terminons par quelques icônes : Humphrey Bogart, Robert Montgomery, James Cagney, Dana Andrews, Edward G. Robinson, Lauren Bacall, Marlène Dietrich, Ida Lupino, Grace Kelly, Gene Tierney, Lana Turner, Rita Hayworth.

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"Laura"

mardi, 22 mai 2007

COUP DE COEUR MUSICAL (1) : VAN MORRISON

Van Morrison, assez méconnu du grand public actuel, à ne pas confondre avec son homonyme, le mythique Jim Morrison des Doors, oublié de certains ouvrages sur la musique rock (je pense notamment à "50 ans de musique rock" de Philippe Paraire ), est pourtant un grand, un très grand.

La première fois que je l'ai écouté, j'ai cru qu'il était noir. Quelle surprise en apprenant qu'il était irlandais. Quelle voix de Black dans un corps de Blanc !

Longue carrière veut naturellement dire beaucoup d'albums, trop sans doute. Mais on y découvrira toujours au moins quelques moments inspirés, voire de pure magie. On lui pardonnera alors sa personnalité pas toujours sympathique.

Je laisse le dernier mot au chanteur Bono de U2 : "Ce qu'il fait dépasse les limites de notre monde".

Place à l'artiste

Avec John Lee Hooker

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