lundi, 28 mai 2007

PALEOPATHOLOGIE (1)

L'étude des maladies anciennes définit la Paléopathologie (du grec palaios "ancien", pathos "passion, manie, maladie" et logos "mot, explication, étude théorique). Ce terme fut créé en 1914 par un lyonnais Marc A. Ruffer lors d'études anatomo-pathologiques qu'il fit sur des momies égyptiennes. R.L. Moodie, en 1923, devait en élargir le champ d'étude englobant "not only the diseases on the mummified animals and human remains of Egypt, but those of prehistoric man and fossil vertebrates as well".

Les paléopathologistes se forment soit dans le cadre d'un enseignement médical d'anatomie pathologique ou de médecine légale, soit dans celui d'un enseignement de biologie spécialisée (paléoanthropologie). Comme ce fut le cas pour l'Egyptologie, la Paléopathologie a été créée par des chercheurs isolés qui ont développé méthodes et techniques et constitué progressivement une nouvelle branche scientifique.

Passant progressivement de l'étude de cas isolés particulièrement spectaculaires à l'investigation paléopathologique de masse, c'est à présent d'une analyse statistique des affections dont souffraient les populations dont il s'agit.

Cette étude se réalise par le biais des deux composantes de la paléopathologie :

  • l'ostéoarchéologie (étude paléodémographique et statistique de grandes séries d'ossements (les squelettes pouvant être considérés comme des archives biologiques témoignant du passé démographique, social et économique des populations anciennes)
  • la paléopathologie organique (autopsie et études pluridisciplinaires des momies)

 

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